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Album
Portrait Of An American Family
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Dates de parution
12 juillet 1994 |

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Formats
CD, cassette, vinyle |

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| 'Prelude
(The Family Trip)'
Paroles ; Manson
Musique : Manson, Gacy
'Cake And Sodomy'
Paroles : Manson
Musique : Berkowitz
'Lunchbox'
Paroles : Manson
Musique : Berkowitz, Gein
bionic guitare : Reznor
'Organ Grinder'
Paroles : Manson
Musique : Gein, Berkowitz
'Cyclops'
Paroles : Manson
Musique : Berkowitz, Gein, Gacy
'Dope Hat'
Paroles : Manson
Musique : Gein, Berkowitz, Gacy
Percussion : Chris Vrenna
Loops : Manson
'Get Your Gunn'
Paroles : Manson
Musique : Berkowitz, Gein
Saxophone incontrôlable : Hope Nichols
'Wrapped In Plastic'
Paroles : Manson
Musique : Berkowitz
Couteaux : Manson
Batterie voodoo : Charlie Clouser
Violation : Melissa
'Dogma'
Paroles : Manson
Musique : Berkowitz
Voix de fond : Hope Nichols
'Sweet Tooth'
Paroles : Manson
Musique : Gacy, Gein
Loop : Manson
'Snake Eyes And Sissies'
Paroles : Manson
Musique : Gacy, Berkowitz, gein
skull: Podboy, "Maria" : Gacy
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'My
Monkey'
Paroles : Manson
Musique : Berkowitz
Garçon : Robert Pierce (âge 6 ans)
the pitiful pot pie brass section : Gacy, Reznor, Beavan
'Misery Machine'
Paroles : Manson
Musique : Gein, Berkowitz, Gacy
Epilogue : Contien un extrait de dialogue de Mink Stole
extrait du film "Desperate Living". Used under
license from New Line Cinema.
Toutes les lignes de basses enregistrés par Gidget
Gein (AKA Brad Stewart)
Producteur exécutif : Trent Reznor
Produit par Mr. Manson et Trent Reznor
Assistants : Alan Moulder et Sean Beavan
Enregistré à The Record Plant (Los Angeles),
The Village Recorder (Los Angeles), Pig (Beverly Hills)
et Criteria (Miami).
Ingénieurs : Alan Moulder et Roli Mosimann.
Assistants : Brian Pollack, Marc Gruber, Chris Vrenna,
Barry Goldberg et Brian Scheuble.
Mixé à The Village Recorder et Pig par Trent
Reznor, Alan Moulder, Sean Beavan et Marc Freegard.
Programmation et édition digitale
: Charlie Clouser, Trent Reznor et Sean Beavan
Masterisé par Tom Baker à Future Disc, Los
Angeles Lumières : Wade Wright
Son live : Chris Meyer
Tatouages : Albert Sgambati, Donovan
Marionnettes, logo, artwork et design créés
par Mr. Manson
Photographies : Robin Perine
Photographies de la pochette "American
Family" : Jeffrey Weiss
Packaging : Gary Talpas
Manager : Frank Callari/John Tovar c/o
TCA Group, Inc. P.O. Box 23329, Nashville, TN Publicity
by Souix Z. at Formula Merchandise can be obtained through
Satan's Bakesale |
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"On a fait cet album avec Roli Mossimann, le producteur
de Swans. Ça nous a bien plus parce que Swans était
les pionniers du mouvement industriel. C'était bien qu'il
soit avec nous."
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"Au départ, ça a été une
véritable catastrophe. On est allés enregistrer
à Hollywood, en Floride, aux studios Criteria qui appartiennent
aux Bee Gees. Le type avec qui on travaillait s'appelait Roli
Mossimann, un personnage plutôt étrange. En studio,
il s'amenait la cigarette au bec et cherchait à partir
le plus rapidement possible. Il arrêtait pas de nous raconter
comment c'était lorsqu'il faisait partie des Swans, ce
qui était une des raisons pour lesquelles nous l'avions
choisi. En fait, il travaillait entre cinq et six minutes par
jour. Lorsqu'on a enfin fini, Roli a fait exactement le contraire
de ce que j'attendais de lui. Je pensais qu'il allait ajouter
une touche sombre. Mais il essayait d'arrondir les angles, pour
nous faire ressembler à un groupe pop. Ce qui ne m'intéressait
pas du tout, à l'époque. Le disque que nous étions
en train de faire avec lui allait être terne et sans âme.
Trent, pensant la même chose, s'est porté volontaire
pour nous aider à réparer ce qui avait été
abîmé."
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"On a bouclé l'album en deux mois environ. Une
fois terminé, on l'a envoyé à Trent Reznor.
Et Reznor à répondu "Ça sonne comme
un très bonne démo !"
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"Ensuite Manson est allé à Los Angeles
pour mixer le disque avec Trent. Puis je les ai rejoints une
semaine plus tard. On a réalisé que les morceaux
n'allaient pas. Le disque, c'était un peu n'importe quoi.
Il a fallu qu'on réenregistre presque tout. La batterie
était brouillon, la basse sourde. J'ai du rejouer mes
parties de basse. La batterie était tellement nulle qu'on
a du utiliser une boite à rythme sur tout le disque.
Peu de gens le savent, ce n'est pas une batterie mais une machine.
J'ai enregistré tout le disque sous héroïne
mais j'ai finalement réussi le disque."
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"Je trouve que c'est un très bon album avec une
excellent distribution, ils n'ont pas poussé la promo.
Le label laissait le produit s'installer et les gens, l'acheter."
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"Faire ce disque a parfois été frustrant.
Mais on s'est surtout bien amusés. C'était nouveau.
La vie semblait valoir la peine d'être vécue. Pendant
que nous travaillions sur le disque, Trent commençait
son album, 'The Downward Spiral'. On a passé de bons
moments à bosser ensemble. C'était exactement
comme ça que j'avais envisagé de faire de la musique.
Tout le monde était bien avancée et, à
part Brad Stewart qui était à fond dans l'héroine,
je ne me souviens pas que quiconque se soit drogué. Un
truc bizarre est arrivé pendant que nous mixions 'Wrapped
In Plastic'. Cette chanson parle d'une famille américaine
moyenne qui recouvre son canapé d'un housse en plastique
et se pose la question : "La poussière sera-t-elle
dehors ou dedans?" Il arrive souvent que les gens
qui semblent être propres sur eux soient en fait très
sales. On utilisait un ordinateur parce qu'on avait beaucoup
de samples et de séquences. Pendant qu'on travaillait
sur ce titre, des samples de 'My Monkey', une chanson de Charles
Manson, se sont incrustés dans le mix. Brusquement, on
entendait la phrase : "Pourquoi un enfant grandit-il,
et finit par tuer maman et papa?" On ne comprenait
pas ce que ça venait faire là. Le refrain de 'Wrapped
In Plastic' étant : "Viens chez moi, on espère
que tu vas rester." J'étais le seul dans la
maison de Sharon Tate en compagnie de Sean Beaven. On était
paniqués et on se disait des trucs du genre : "Cette
nuit est la dernière." Le lendemain, tout était
rentré dans l'ordre. Les samples de Charles Manson n'étaient
plus sur la bande. Il n'y avait aucune explication logique ou
technique au fait qu'elles y aient été."
"Dans cet album je voulais mettre tout un tas de trucs
que j'avais déjà déclarés dans des
interviews. Mais aujourd'hui, je crois que je suis un peu passé
à coté, comme si je m'étais pas bien fait
comprendre. Je suis peut-être trop resté dans le
flou, ou peut-être que les chansons n'étaient pas
assez bonnes. Qu'importe, je voulais dénoncer l'Amérique
du talk-show qui, à force d'être propre sur soi,
passe son temps à blablater plutôt qu'agir. J'étais
obsédé par la manière dont les mômes
grandissaient, ce qui nous était présenté
se trouvait beaucoup plus chargé de sens que ce que nos
parents pensaient, du style Willy Wonka ou les frères
Grimm. Ce que j'avais choisi de montrer du doigt, c'était
que nos parents nous cachaient la vérité et cela
faisait davantage de dégâts que de montrer d'entrée
de jeu Marilyn Manson par exemple. Je pense que, vu sous cet
angle je suis un anti-héros. Je pense que je réussirai
à mieux l'exprimer sur le prochain album."
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"Ce fut une période d'apprentissage. Le premier
album était un enregistrement brut du groupe de l'époque.
Je n'y avais pas participé, mais j'ai fini par me retrouver
en tournée avec lui et sur la pochette du disque. Plus
tard, Marilyn et moi avons commencé à jouer et
composer ensemble."
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