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Manson a été un goth provoc', il
a été l'Antéchrist élevé au
rang de superstar, il a même été une espèce
de top-model androgyne. Aujourd'hui, il se réinvente une
nouvelle fois, empruntant à l'univers glamour et décadent
du Berlin et du Hollywood des années 30. Sur le point de
fermer sa valise, à la veille de son troisième départ
pour la Ozzfest, Monsieur Manson nous a accordé un peu
de son temps pour répondre à nos interrogations
quant à 'The Golden Age Of Grotesque', sa prochaine tournée,
ses "happenings"... et sa femme !
Tu as dit que ton nouvel album est "génial".
En quoi le considères-tu comme ton meilleur album?
MM : Tout simplement parce que c'est une renaissance pour moi.
Je me sens de la même manière que je me sentais quand
j'ai démarré le groupe.
Comment es-tu parvenu à ressentir
ces mêmes impressions?
MM : Une partie vient du fait que je travaille avec de nouvelles
personnes, et une autre partie vient du fait que je me suis penché
sur un certains chapitre de ma vie et que j'ai composé
ce disque avec l'insouciance d'un enfant, en faisant appel à
mon imagination pour obtenir un résultat qui se préoccupe
principalement de l'art. Ce disque traite vraiment des relations
humaines, et j'utilise une inspiration et des métaphores
qui viennent tout droit de Hollywood des années 30. Les
films de l'époque étaient vraiment innocent, ensuite,
il y a eu le Mc Carthyisme, la censure, la république de
Weimar et la décadence berlinoise, puis les fascistes qui
ont tenté de détruire tout ça. Je pense que
cette situation est similaire à ce qui se passe aujourd'hui
avec tous ces gens qui essaient d'étouffer mes idées.
Qui essaie de te freiner ou d'étouffer
le plus tes idées?
MM : Je ne me sens pas freiné. J'ai juste une attitude
différente quand je crée quelquechose. Je ne me
met plus de frontières entre la musique, l'art et les performances.
Tout tourne autour de "l'âge d'or du grotesque".
C'est un terrain de jeu suffisamment vaste. J'aimerais que tout
le monde en fasse partie. C'est un retour au vieux Marilyn Manson,
quand nous étions encore en Floride. C'est du Vaudeville.
Le public fait partie du show. Nous amenons le spectacle dans
la foule. Mais ça ne veut pas dire que je ne vais pas ressembler
ni me comporter comme une rockstar. Je suis là pour distraire
les gens. Je n'en ai pas honte. Je suis un amuseur public.
Quand tu mentionnes le Hollywood des années
30, on pense immédiatement à ta petite amie, Dita
Von Teese, qui personnifie cette période. Elle correspond
vraiment à ta vision...
MM : C'est pourquoi j'ai été attiré par elle...
Vous semblez tellement aller dans la même
direction qu'on peut se demander à quelle point elle a
influencé 'The Golden Age...'.
MM : Je ne pense pas qu'elle aimerait ça parce qu'elle
n'aime pas penser à ce genre de choses. Elle est très
discrète et passioné par ce qu'elle fait. Elle ne
s'est jamais impliqué dans mon travail. Elle est une inspiration
dans le sens où j'ai un entourage très positif dans
ma vie, que se soit avec le groupe ou avec elle. Mon obsession
pour le glamour des années 30, pour les gens qui s'inquiètent
de la décadence, qui apprécient Oscar Wilde et tout
ce qu'il y a derrière, tout cela m'a attiré chez
elle. Tout a commencé avec 'Antichrist Superstar'. Le morceau
'The Beautiful People' m'a vraiment donné un aperçu
de tout ça. D'une certaine façon, c'est plus enfantin,
et d'un autre côté, c'est plus sophistiqué.
Comment vas-tu traduire ces nouveaux morceaux
sur scène?
MM : Ma tournée et les évènement qui vont
l'entourer peuvent être vus comme des installations, des
happenings, des actions, des mouvements... ou comme des choses
qui vont au-delà de toute définition.
Tu vas donc faire des choses encore plus
élaborées que d'habitude...
MM : Je vais essayer de prendre "l'action art" et de
l'ammener à un niveau plus élevé. Ce n'est
pas nécessairement un niveau prétentieux - tu sais,
les gens ont tendance à associer l'art à la prétention
- mais nous voulons que se soit distrayant. Cette nouvelle phase
dans mon art va mélanger la performance scénique,
des expos et tous les gens présents. Seront inclus mes
propres "oeuvres" et le travail issu de ma collaboration
avec Gottfried Helwein. Les gens auront d'ailleur sûrement
la chance de voir Dita impliquée dans ce projet. Mais ce
n'est pas une tournée au sens habituel du terme. C'est
quelque chose de plus gros, et pas seulement limité à
Marilyn Manson. Tout devient désormais plus gros.
L'"évènement tournée"
Grotesque Burlesque fait parti de la tournée pour 'The
Golden Age Of Grotesque' et fait aussi partie du Ozzfest...
MM : Cet événement prendra part partout où
j'en ai envie. En fait, se sera partout où je vais jouer.
Les choses se passent désormais d'une façon plus
enfantine, dans un nouvel environnement. Par-exemple, mettre le
feu à un piano à Los Angeles, en jouer et le filmer
(pour la vidéo du premier single issu de l'album 'mOBSCENE'),
c'est désormais quelque chose que nous pouvons faire. Ce
sont des happenings.
Où as-tu fait ça?
MM : À Los Angeles, dans les mauvais quartiers. En public.
Parfois les gens voient ce genre de choses, et parfois non. C'est
juste fait pour changer l'environnement quotidien. Peut-être
que ça en fait sourire certains, peut-être que ça
en met d'autres en colère, mais ça capte toujours
leur attention.
Nous avons beaucoup parlé de Dita...
Penses-tu au marriage à cour terme?
MM : Je n'aime pas répondre à ce genre de questions...
Tout ce que je peux te dire, c'est que je nous voit pas vivant
loin de l'autre pour toujours.
Hésites-tu cette fois à cause
de ta précédente relation très publique avec
Rose McGowan?
MM : J'aime juste m'occuper principalement de moi-même en
ce moment, parce que ça nous fait du bien à tous
les deux.
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